La bouteille d'encre noire renversée au fond de l'âme

Atchoum

18 mai 2009

Comme une série de pointillés qui se suivent. Et se brouillent derrière les yeux à demi-clos. La fatigue et le vent qui fait voleter la jupe et la rabat sur les cuisses, la bibliothèque et les écouteurs dans les oreilles. Je tire sur mes yeux pour lire le tableau et je prends rendez-vous parce que je vois flou quand mes lunettes restent posées sur la table du salon. Je glisse des affaires dans un grand sac, des affaires que je dépose sur ma partie de l'étagère. J'écoute de la musique d'ailleurs, je peste et râle et la fatigue en noir contre mes tempes. Dans la nuit, je lui raconte un peu, je lui explique à quel point mon avant n'avait rien à voir avec maintenant. J'enfile mes vieilles chaussures rouges et je crois que j'aime vraiment quand le vent s'enroule autour de mes cuisses, je mélange des fruits et je me love dans le canapé. Je fais couler des grandes tasses de café et il reste du cake au citron sur la table. J'ai deux jeux de clefs dans la poche de ma veste, et il y en a un dont je me sers beaucoup plus. Ca se mélange parfois, ça s'entremêle et ma visibilité est nulle mais, un pas après l'autre, et les jours passent, l'un après l'autre.

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13 mai 2009

Je n'veux d'personne

  Je déteste que tu me manques, je déteste hésiter à aller chez toi au lieu de rentrer chez moi, je déteste être heureuse de changer d'avis, je déteste avoir envie de faire des choses pour te faire plaisir, je déteste songer aux jours prochains en t'imaginant à mes côtés, je déteste avoir envie de m'arracher la peau pour que tu n'y sois plus imprimé, je déteste ton visage et tes grandes pupilles noires, je déteste les sourires que tu m'adresses et ces rires qui plissent le coin de tes yeux, je déteste que tu sois gentil avec moi, je déteste que tu me trouves belle, je déteste que tu me plaises à m'en écraser le cœur, je déteste avoir envie de te voir, je déteste être mieux avec toi, je déteste constater que ta présence éclaircit le reste, je déteste monter des projets avec toi dans ma tête, je déteste l'attention que tu me portes, je déteste songer parfois que je n'ai besoin de rien de plus, je déteste l'attachement, je déteste me mettre à ta place dans le lit lorsque tu pars pour avoir ton odeur, je déteste penser à toi et sentir mon ventre se serrer, je déteste que notre couple me grignote en tant qu'entité indépendante, je déteste mon sourire lorsque je parle de toi à d'autres gens, je déteste la confiance que j'ai en nous, je déteste songer que toute ascension a une fin, je déteste la peur qui enfle dans mes veines, et enfle encore jusqu'à rendre ma respiration plus difficile, je déteste que tes mains sur moi fassent palpiter mon cœur si vite, je déteste avoir envie de toi, je déteste ton corps sur le mien et mes cris dans les draps, je déteste t'embrasser, je déteste estimer et apprécier ta personnalité, je déteste lire tant de choses dans ton regard, je déteste y croire, je déteste, je déteste la vulnérabilité, et je déteste détester tout cela.

Posté par absolution à 22:42 - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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