29 avril 2008

  J'y ai cru. Il me parlait et ma poitrine s'écarquillait parce que c'était possible, parce qu'il m'ouvrait une voie à laquelle je n'avais pas pensé. Il augmentait mes chances, il rendait mon avenir peut-être un peu plus sûr.  Et quand je suis rentrée pour imprimer mes dossiers, j'ai lu "session d'envoi close". Je me suis sentie tellement conne, tellement. conne. L'exaltation est retombée aussi vite qu'elle était montée et je me suis retrouvée dépossédée, la fatigue lourde et éreintante piquée dans le creux du... [Lire la suite]
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28 avril 2008

  J'ignore pourquoi j'ai pointé mon curseur dans la fenêtre d'écriture. Car je n'ai rien à dire. Il y a des clins d'oeil comme ça que la vie t'adresse parfois. La touche "effacer" est bloquée sur mon clavier. Comme si, non tu vois, il faut que tu comprennes, on n'efface jamais. "Would you erase me ?"  Et l'autre jour, je roulais ma cigarette verte sur un livre que l'on m'a offert pour avoir remporté un concours d'écriture. J'ai trouvé la situation cocasse. Je me fais honte, je m'insupporte. Je tourne en... [Lire la suite]
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20 avril 2008

  Il faudra oublier, vite, loin. Et plus encore. Plus encore parce que ça déchire, parce que ça prend à la gorge et que l'air manque. Parce que les larmes grondent en cascade dans la gorge, parce qu'on tremble. Il faudra se cracher dessus, se haïr, se détruire. Il faudra tout cela et plus encore. Il faudra s'enfumer jusqu'à en perdre la vue, jusqu'à ne plus toucher terre, jusqu'à ne plus (pouvoir) avoir mal. Il faudra s'arracher le cœur quand il battra trop vite. Il faudra tout ignorer et rejeter. Il faudra refuser la réalité des... [Lire la suite]
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19 avril 2008

je n'ai pas fini ma phrase

Cinq jours en vrac, à l'envers, dans tous les sens, dépouillés. Il y a le train lundi matin. Se lever à six heures, arriver à destination à quinze heures. J'ai rejoint le sud. Je suis sortie de la gare, j'ai plissé les yeux devant le soleil blanc de lumière et ma veste s'est faite trop épaisse. J'ai attendu la navette, assise sur une rambarde. Mes cheveux volaient dans tous les sens. Je n'ai pas pu m'en empêcher, j'ai pris une photo du panorama. Je l'ai envoyé à M. Parce que je pensais à lui. J'ai pensé à lui vous savez. Surtout les... [Lire la suite]
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10 avril 2008

  Mes cheveux poussent, ça ne ressemble plus à rien, ça me fait rire. Parfois. J'ai une robe à carreaux par-dessus mon jean. J'ai fini "La nausée" de Sartre. Je l'avais commencé il y a près d'un an. J'avais lu les trente premières pages puis je l'avais laissé de côté. Puis l'autre soir, en rentrant, j'avais envie de profondeur, envie de mots qui se tatouent directement dans la rétine et qui s'y fondent. J'ai pensé à ce livre. Je l'ai fini dans le train. Lundi, je pars dans le sud. Je rejoins T. et d'autres. D'autres que... [Lire la suite]
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08 avril 2008

again and again and again

  Je continue. Tout dans le même sens. Tout dans la même direction. J'ai sonné à l'interphone, j'ai répondu "c'est moi". J'ai enroulé ma grosse écharpe blanche autour de mon cou. J'ai mis ma capuche devant les fins grêlons qui tombaient sur le bitume. Nous sommes allés nous perdre dans les volutes de fumée, échoués sur des canapés. Il y avait nos verres pleins, des cartons de pizzas et la fumée qui tournait. Je me sentais partir, partir loin. A la fin je passais mon tour parce qu'avec la fatigue, je me serais écroulée,... [Lire la suite]
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01 avril 2008

  Je n'aurais pas dû remettre ça une deuxième fois, y retourner encore. A peine remise de ma soirée, j'ai été reposer mes bottes chez lui. J'ai oublié ma raison sur le pas de la porte, les murs tanguaient autour de moi et se chevauchaient. Son appartement était dans le même état que lorsque j'étais partie. Nous avons refait l'amour. J'ai eu envie de mourir. Je l'ai embrassé. Je me suis sentie sale. J'ai glissé mes sourires dans son cou. Sa douceur m'a épatée. Je me serais dissolue entre ses caresses. Ce choix de tout donner, pour... [Lire la suite]
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31 mars 2008

incohérence

  Mon corps est en morceaux. Je n'ai pas de souvenirs nets d'hier soir. Juste que c'était bien. Vraiment bien. Parce que je me souviens des papillons dans mon ventre sur l'instant. On avait un peu trop bu, fumé ; nous étions tous les deux et bien sûr qu'on savait. J'ai juste ressenti de l'impatience quand il a posé ses doigts sur mon ventre. Nos bouches allaient bien ensemble, elles se murmuraient des secrets, riaient ensemble et se taquinaient. Nos corps se sont frôlés et trouvés sans hésitation. Je ne pensais pas. Autant. A... [Lire la suite]
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19 mars 2008

I tried so hard

  Je ne sais pas quelle musique écouter. Je mets différents sons, différents bruits, différents vacarmes, pour s'accorder aux pulsations de mon cœur. Je crois que ça recommence. Insidieusement, doucement. Derrière les yeux et au creux des poignets. Il m'a dit qu'il fallait que je m'ouvre. Que sinon ça ne marcherait jamais. Que sinon il ne tomberait jamais amoureux de moi mais. Mais j'ai perdu le mode d'emploi. Je le cherche pourtant. Je plie mes pensées, je les tords pour qu'elles reconnaissent la solution mais j'ai beau me... [Lire la suite]
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16 mars 2008

  J'ignore quoi écrire. Tout est exposé et surexposé. Tout part dans tous les sens, il y a des pelotes de bouts de moi partout et je ne trouve plus la fin des fils. Tout s'emmêle et s'entremêle et je me prends les pensées dedans, je m'arrache les cheveux, je m'arrache des larmes parfois, quand ça cogne trop fort contre mes tempes. Deux nouveaux tatouages. A embellir. Des tas de projets. Et ça rapporte de l'oxygène entre les doigts. Alors oui, je trébuche et m'emmêle et c'est vraiment un bordel innommable mais en calmant le jeu,... [Lire la suite]
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