15 septembre 2010

  J'ai l'impression d'être rattrapée par quelque chose que je me suis échinée à éviter.
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09 septembre 2010

Le ciel n'a aucune lumière, la pièce baigne dans le gris des jours pluvieux. J'ai légèrement froid. Ou peut-être très froid, je ne sais pas. Quand c'est jusqu'au fond de la peau, ça devient difficile de savoir. Les gouttes de pluie crépitent sur les toits, sur ma poitrine. Au moins, tout est accordé, et c'est plus doux comme ça.
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03 septembre 2010

Je suis sortie me promener dans les rues mais tout était de trop. Il y avait trop de gens, trop de bruit de vacarme, trop de jambes aussi fines que les miennes, trop d'artificiel,Trop d'absurdité,de sens perdu.
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02 septembre 2010

  J'ai mis la pâte à cannelés à reposer puis je suis montée me glisser sous la couette avec une tasse de thé fumante dans la main. J'ai attrapé le dernier livre d'O. Adam. Je l'ai terminé, posé sur le matelas. J'ai fixé le mur d'en face quelques minutes puis je suis allée chercher un autre livre.  Ces derniers jours n'ont pas d'heures, ce sont des ritournelles.
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31 août 2010

Des gens hurlent dehors. J'ai envie de retourner dans la maison en grosses pierres. Le matin, lorsque je petit-déjeunais, j'orientais toujours ma chaise vers les fenêtres, pour voir le grand jardin, très vert très feuillu, brillant sous la rosée.Il n'y avait aucun bruit, seulement le silence. Je savais qu'il se lèverait dans quelques heures pour me rejoindre et qu'en attendant, je pouvais bien me lover dans le canapé crème pour lire le journal.Personne ne hurlait, il n'y avait que le silence enroulé à mon verre de jus d'orange.
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30 août 2010

  Lorsque j'ai refermé mon livre et éteint la lumière, il dormait. Mes mouvements l'ont un peu tiré du sommeil et il s'est doucement agité. Sa main a glissé sur le drap à la recherche de ma peau. Je me suis alors allongée sur le dos et j'ai pris sa main pour la déposer sur l'intérieur de ma cuisse ouverte, arrimée.
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29 août 2010

  Le film que nous venions de voir m'avait beaucoup plu. Je cherchais un moyen de maintenir des bribes de ravissement dans ma tête.  Plus les secondes s'égrenaient, plus je le sentais se dissiper ; alors, plus je m'agitais pour tenter de le retenir.   Mais ça ne faisait qu'accélérer sa dispersion.   Lorsque je me suis glissée entre les draps, il n'y avait plus rien.
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27 août 2010

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12 juillet 2010

Le salon était entièrement vide, les murs fraîchement lessivés. Je portais un short défraichi et une chemise bien trop grande aux manches retroussées.A midi, j'ai ramené mes kiwis, mon muesli. Je me suis assise contre un mur et j'ai déjeuné face à la pièce nue et lumineuse.Petit point noir dans un cube blanc.
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08 juillet 2010

J'étais debout sur la pointe des pieds, en train de vider les étagères. Je suis tombée sur ce bouquin qui m'avait tellement marquée.Alors je me suis assise en tailleur sur mon fauteuil et j'ai fait tourner les pages. J'ai relu.Lorsque j'ai relevé la tête, une coccinelle se baladait le long de ma fenêtre ouverte. Le soleil inondait les bâtiments et un souffle de vent faisait voleter mes cheveux. Ca ressemblait à une photographie.
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