29 juin 2010

  Mon regard s'est posé sur la phrase tatouée qui s'enroule sur mon pied, words keep me alive. Et la vie m'a semblé, d'un coup, terriblement cohérente. A cet instant, j'étais en train de m'accrocher à mon livre depuis deux heures, à m'accrocher aux lettres, aux mots, à m'accrocher à l'histoire, à ne pas en sortir, afin de fuir un évènement qui avait eu lieu dans la matinée.   Lorsque cet homme m'a dit au revoir madame, et que j'ai seulement senti sous mes talons craquer ce qui me restait.
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18 juin 2010

Je sens que ça voudrait serrer les poings et protester, hurler, claquer la porte et marcher des kilomètresmais ça reste là, assis sur le canapé.
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15 juin 2010

Un de mes grands plaisirs,

c'est de faire des gâteaux en écoutant les podcasts de M. Fiorentin.o sur B*F*M Radio
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14 juin 2010

Je le vois bien qu'il y a des hommes qui me regardent ; parfois. Qui regardent mes yeux ourlés                                      de marron ou de noir ou de violet Ils me regardent et je suis pressée qu'il rentre car j'ai peur que cela, ce qu'ils regardent et apprécient, se fane avec le jour qui se délite. Et je crains, lorsqu'il rentre,de ne pas trouver dans ses yeux ce que je vois dans les... [Lire la suite]
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05 juin 2010

  Je me répète que ce n'est pas grave.
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31 mai 2010

  Dans les moments où un tourbillon s'enroule dans ma tête, où un trou d'air se creuse et m'aspire,   je me dis qu'il ne faudra jamais rien en dire à personne.
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29 mai 2010

  Lorsque je suis rentrée chez mes parents, j'ai trouvé à ma mère cet air affairé qu'ont les gens tourmentés ; cet air qui a des choses à faire, une multitude, de choses à faire, qui n'a pas le temps, pas le temps de s'arrêter de penser à tout ce qui le tourmente.   Lorsque je suis rentrée chez mes parents, j'ai reconnu sur le visage de ma mère cet air affairé que j'ai aussi, lorsque je me trouve des choses à faire, une multitude, de choses à faire, que je n'ai pas le temps, surtout pas le temps de m'arrêter.
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28 mai 2010

  Dans le rer, il y avait un jeune homme en face de moi qui mâchait son chewing-gum avec force et conviction.   Je me suis dit que ça devait se reconnaître à ce genre de choses, les battants.
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15 mai 2010

  Il était six heures et demie lorsque j'ai renoncé au sommeil, lorsque le mal de tête a finalement remporté la manche. Je me suis levée sur la lumière pâle qui filtrait des stores. Sans faire de buit afin de ne pas troubler sa respiation régulière. J'ai été faire bouillir de l'eau puis je me suis enroulée dans une couverture sur le canapé. Et j'ai lu.   Il était six heures et demie du matin, j'ai lu silencieusement.   Il y avait du thé au jasmin dans ma tasse.
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13 mai 2010

  J'ai l'impression que tous mes murs se sont teintés de gris.  Pas un gris terne et noir. Non,   un gris plutôt doux ; mais   Qui a déjà renoncé à l'idée de la lumière et qui s'est enroulé sur son propre gris,   sur son gris de lui-même.   L'air est plus lourd et ma respiration est saccadée,  au rythme des fractures, des glissements, des mains raccrochées sur le bord du vide,  et les tourbillons féroces de rien.
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