<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>La bouteille d&apos;encre noire renvers&#xe9;e au fond de l&apos;&#xe2;me</title><link>http://gouttiere.canalblog.com/</link><description>Atchoum</description><language>fr</language><lastBuildDate>Wed, 11 Nov 2009 14:58:29 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title></title><dc:creator>absolution</dc:creator><link>http://gouttiere.canalblog.com/archives/2009/11/08/15722665.html</link><comments>http://gouttiere.canalblog.com/archives/2009/11/08/15722665.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://gouttiere.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15722665/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://gouttiere.canalblog.com/archives/2009/11/08/15722665.html</guid><description>&lt;p&gt;&amp;nbsp; Je lui dis qu&apos;il n&apos;a pas de go&#xfb;t et il me r&#xe9;pond que lui, au moins, ne cherche pas &#xe0; faire ressembler chaque pi&#xe8;ce au carnaval, avec des couleurs partout comme dans une chambre d&apos;adolescente. Je m&apos;&#xe9;loigne, et je ne sais pas, je me dis que c&apos;est la tension, qu&apos;aucun de nous deux ne pense ce qu&apos;il vient de dire, que c&apos;est stupide, que nos r&#xe9;pliques m&#xea;mes sont &#xe0; rire et qu&apos;on devrait le faire. Et je me mets &#xe0; pleurer dans l&apos;all&#xe9;e. J&apos;essaie de m&apos;arr&#xea;ter mais c&apos;est plus fort que moi. Lorsqu&apos;on se remet en route, je lui tends mes lunettes pour qu&apos;il les nettoie. Dans la voiture, je reste silencieuse et je monte le volume &#xe0; fond. Je me demande si on ne se lasse pas de tout. &lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 08 Nov 2009 11:25:00 GMT</pubDate></item><item><title></title><dc:creator>absolution</dc:creator><link>http://gouttiere.canalblog.com/archives/2009/09/22/15156744.html</link><comments>http://gouttiere.canalblog.com/archives/2009/09/22/15156744.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://gouttiere.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15156744/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://gouttiere.canalblog.com/archives/2009/09/22/15156744.html</guid><description>&lt;p&gt;Il faut que les matins soient doux.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 22 Sep 2009 07:25:38 GMT</pubDate></item><item><title>Don&apos;t you see I need you rock</title><dc:creator>absolution</dc:creator><link>http://gouttiere.canalblog.com/archives/2009/09/18/15115974.html</link><comments>http://gouttiere.canalblog.com/archives/2009/09/18/15115974.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://gouttiere.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15115974/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://gouttiere.canalblog.com/archives/2009/09/18/15115974.html</guid><description>&lt;p&gt;&amp;nbsp; J&apos;aurais voulu lui montrer mon foulard, lui demander s&apos;il le trouvait joli, lui parler des craintes qui rampent sous mon cr&#xe2;ne concernant cette ann&#xe9;e. J&apos;aurais voulu ne pas parler de tous ces d&#xe9;tails techniques, achat, vente, SC*, cession de, contrats, signature et n&apos;oublie pas de parapher, rendez-vous divers, attentes, visites, pi&#xe8;ces administratives, d&#xe9;lais. J&apos;aurais voulu discuter d&apos;autre chose, avoir ouvert la bouche pour lancer la conversation dans une autre direction. Mais je n&apos;en ai rien fait et nous n&apos;avons parl&#xe9; que de &#xe7;a, des modalit&#xe9;s et des cons&#xe9;quences et, tout ceci me sort par les yeux aujourd&apos;hui. J&apos;en ai plein la bouche, plein les mains, plein la t&#xea;te. J&apos;aurais voulu lui dire que je n&apos;&#xe9;tais plus tr&#xe8;s s&#xfb;re, que je me posais des questions que, dans quelle mesure l&apos;engagement pouvait se justifier. Le quotidien appuie sur mes poignets. Lorsqu&apos;il se l&#xe8;ve le matin, j&apos;entends &#xe0; peine le cr&#xe9;pitement de la douche, j&apos;ai trop chaud et je terre mon corps nu sous la couette. La reprise date de si peu et je suis d&#xe9;j&#xe0; barbouill&#xe9;e de fatigue. Les couleurs vives et pimpantes se d&#xe9;lavent au fur et &#xe0; mesure. Mes yeux se ternissent car je le savais &lt;font size=&quot;1&quot;&gt;mais j&apos;aurais voulu avoir tort&lt;/font&gt;. J&apos;ai une nouvelle carte de piscine, je nage une heure et demie, je m&apos;essore dans l&apos;eau chlor&#xe9;e, je multiplie les longueurs et je m&apos;applique &#xe0; tout laisser derri&#xe8;re moi, &#xe0; chaque brasse. Ce week-end, je suis seule. Ce week-end, je vais ouvrir des gros livres de micro&#xe9;con*mie et aligner les exercices sur des copies doubles grands carreaux perfor&#xe9;es. Je ferais du th&#xe9; et le soir, je me glisserais t&#xf4;t dans le lit pour ouvrir un roman. Le lendemain, je mangerais des c&#xe9;r&#xe9;ales. En ce moment, je ne sais pas quoi &#xe9;couter comme musique. Si vous avez des suggestions, je suis preneuse de tout. &lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 18 Sep 2009 16:26:35 GMT</pubDate></item><item><title>Two Shots To The Head*</title><dc:creator>absolution</dc:creator><link>http://gouttiere.canalblog.com/archives/2009/09/04/14958250.html</link><comments>http://gouttiere.canalblog.com/archives/2009/09/04/14958250.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://gouttiere.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14958250/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://gouttiere.canalblog.com/archives/2009/09/04/14958250.html</guid><description>&lt;p&gt;&amp;nbsp; Je ne sais plus trop quelle musique passe, &#xe7;a tourne en permanence, je lance des radios &#xe0; th&#xe8;me et je laisse les notes les voix les accords couler. Il me dit qu&apos;il faudrait commencer &#xe0; faire les cartons et la perspective du d&#xe9;m&#xe9;nagement se teinte de r&#xe9;el. Je ne prends toujours conscience des choses que lorsque &#xe7;a devient concret. Avant, impossible, il y a une vitre. Je ferme les yeux, je refuse de voir quoique ce soit tant que ce n&apos;est pas s&#xfb;r. A quoi bon penser et s&apos;angoisser (les deux allant souvent de pair) pour rien ? Mais quand &#xe7;a se confirme, quand on me dit &lt;em&gt;on d&#xe9;m&#xe9;nage &#xe0; la fin du mois&lt;/em&gt;, le sol s&apos;effrite sous mes pieds et une boule monte jusque dans ma gorge. Et je me retrouve b&#xea;te et d&#xe9;munie, car nous en parlons depuis des mois, car je le savais, car j&apos;ai dit &lt;em&gt;oui&lt;/em&gt;. Mais c&apos;est comme dire oui au vent. On imagine quelque chose et on articule son accord du bout des l&#xe8;vres. Ma t&#xea;te s&apos;emm&#xea;le sacrement plus lorsque la r&#xe9;alit&#xe9; s&apos;immisce. Lorsque je me vois &#xf4;ter mes affaires des &#xe9;tag&#xe8;res et les empiler -&#xe0; nouveau- dans des cartons. Tout d&#xe9;barrasser, vider, balayer ma vie une nouvelle fois pour la d&#xe9;baller autre part. Me dire que je ne vivrais plus seule, louper une marche. Essayer de ne pas trop y penser tout de m&#xea;me, comme toujours, renflouer. Eclater plus tard, pas maintenant, non, pas l&#xe0;. L&#xe0;, il y a la fatigue et l&apos;appr&#xe9;hension douce&#xe2;tre d&#xe9;j&#xe0; pr&#xe9;sente des prochains jours. Ce matin, ils ont dit &lt;em&gt;deuxi&#xe8;me&lt;/em&gt; &lt;em&gt;ann&#xe9;e, difficult&#xe9;, beaucoup de travail&lt;/em&gt;. Les mails avec les plannings de kh&#xf4;lles sont arriv&#xe9;s dans l&apos;apr&#xe8;s-midi, je remplis mon agenda et je ressors des cahiers que deux mois de vacances ont rendu tristes et aust&#xe8;res. Je relis des pages oubli&#xe9;es et je me dis que c&apos;est la derni&#xe8;re ann&#xe9;e. M&#xea;me quand ils parlent d&apos;un concours blanc dans quelques semaines, je ne me casse pas. Je r&#xe9;fl&#xe9;chis simplement &#xe0; la fa&#xe7;on dont organiser mes r&#xe9;visions. Je remets la carte de biblioth&#xe8;que dans le porte-feuille, je reste immobile ensuite. C&apos;est la derni&#xe8;re ann&#xe9;e, ce n&apos;est pas la mort, &#xe7;a va passer, comme la premi&#xe8;re, comme le reste, les jours vont se d&#xe9;filer sous mes yeux et un matin, ce sera fini. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Une chanson d&apos;&lt;a href=&quot;http://www.deezer.com/fr/#music/emily-jane-white&quot;&gt;Emily Jane White&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 04 Sep 2009 16:18:24 GMT</pubDate></item><item><title></title><dc:creator>absolution</dc:creator><link>http://gouttiere.canalblog.com/archives/2009/08/26/14856650.html</link><comments>http://gouttiere.canalblog.com/archives/2009/08/26/14856650.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://gouttiere.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14856650/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://gouttiere.canalblog.com/archives/2009/08/26/14856650.html</guid><description>&lt;p&gt;&amp;nbsp; La t&#xea;te sous l&apos;eau, je m&apos;efforce de faire de longues brasses. Je sors la t&#xea;te de l&apos;eau, ouvre la bouche, inspire au fond de mes poumons, continue, expire sous l&apos;eau, avance, encore. Puis je touche de ma main le bord du bassin et repars dans l&apos;autre sens. Au bord de la mer, la nuit est tomb&#xe9;e, l&apos;eau est froide mais il y a cette immensit&#xe9; qui s&apos;&#xe9;tale devant mes yeux, la qui&#xe9;tude qui ondule &#xe0; la surface alors j&apos;&#xf4;te mon pantalon, mon pull et me glisse dans les vagues l&#xe9;g&#xe8;res. Le froid me saisit le cœur, violemment puis l&apos;&#xe9;treinte se d&#xe9;serre et ma peau enti&#xe8;re est anesth&#xe9;si&#xe9;e, je nage dans l&apos;eau noire comme de l&apos;encre, je m&apos;en barbouille les mains, les doigts, je mets la t&#xea;te sous l&apos;eau, le froid m&apos;&#xe9;crase les tempes, je nage loin. Je nage avec l&apos;espoir d&apos;avoir tout laiss&#xe9; sur la plage, je nage calmement, sereinement, je nage comme on se sent d&#xe9;livr&#xe9;, je nage et mes yeux brillent de s&apos;&#xea;tre &#xe9;chapp&#xe9;s. &lt;br /&gt;&amp;nbsp; Il est parti voil&#xe0; bient&#xf4;t un mois. Il revient dans trois jours, je ne me souviens plus vraiment de son visage. Il va franchir la porte, charg&#xe9; de ses bagages et je vais fouiller son visage &#xe0; la recherche d&apos;un signe familier, je vais le regarder comme on scrute un inconnu qu&apos;on connait pourtant. Et lorsque nos peaux vont se toucher, et lorsqu&apos;il va poser ses doigts. Je me demande s&apos;il verra les bouts qui se sont f&#xea;l&#xe9;s durant son absence, s&apos;il verra la r&#xe9;serve reprise et l&apos;appr&#xe9;hension immense face aux mois &#xe0; venir. &lt;br /&gt;&amp;nbsp; Il y a eu des bouts de soleil, des bouts d&apos;exercices, des bouts de larmes, de rires, de ballades croqu&#xe9;es, des gouttes de sang, d&apos;amertume, de rage. Les pages de mon livre rest&#xe9; sur la table du jardin se tournent sous l&apos;effet du vent, elles se tournent, vite vite, et les jours d&#xe9;filent. Je me fais penser &#xe0; une ind&#xe9;logeable qui prend sa vie et la jette contre des murs, encore et encore. La r&#xe9;cup&#xe8;re et recommence, et souris ; &#xe7;a doit &#xea;tre g&#xe9;n&#xe9;tique.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 26 Aug 2009 16:00:50 GMT</pubDate></item><item><title>August</title><dc:creator>absolution</dc:creator><link>http://gouttiere.canalblog.com/archives/2009/08/01/14610247.html</link><comments>http://gouttiere.canalblog.com/archives/2009/08/01/14610247.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://gouttiere.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14610247/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://gouttiere.canalblog.com/archives/2009/08/01/14610247.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; Je le vois rentr&#xe9;, abattu. S&apos;&#xe9;tendre sur le lit, le visage d&#xe9;fait, les yeux froiss&#xe9;s comme des chiffons. Je m&apos;allonge &#xe0; c&#xf4;t&#xe9; de lui, le rassure, cherche &#xe0; &#xe9;tirer ses joues dans un sourire, raconte des b&#xea;tises. Je lui dis que tout se passera bien, que &#xe7;a va aller, que ce n&apos;est qu&apos;une question de temps. Et c&apos;est vrai. Tout finit fatalement par se r&#xe9;soudre. Pas forc&#xe9;ment de la bonne mani&#xe8;re mais une situation ne reste jamais perp&#xe9;tuellement bloqu&#xe9;e. Les journ&#xe9;es s&apos;&#xe9;tendent comme des &#xe9;lastiques mous. Je me tiens assise sur le canap&#xe9; et je me vois franchir la porte pour aller marcher dans les rues. J&apos;ouvre des cahiers, je fais semblant d&apos;avancer tout en me promettant de m&apos;y mettre s&#xe9;rieusement ; bient&#xf4;t. Je couve des envies dont la r&#xe9;alisation est t&#xe9;nue, je me dis que &#xe7;a pourrait me briser comme une allumette. Je fais des plans de l&apos;appartement dans lequel nous emm&#xe9;nagerons dans deux mois. Je trace des coups de crayon, j&apos;imagine les couleurs, j&apos;installe tout dans ma t&#xea;te et quand j&apos;ai fini, je recommence. Je bats des mains et l&apos;air vide claque entre mes doigts. J&apos;essaie de remplir la vacuit&#xe9; mais c&apos;est toujours un trou b&#xe9;ant qui. Vient maintenir mes yeux ouverts la nuit. Je noue mes cheveux dans une barrette perl&#xe9;e, j&apos;accroche des boucles &#xe0; mes oreilles, je fais couler du caf&#xe9;, je regarde par la fen&#xea;tre. Et mes poings ne parviennent plus &#xe0; se serrer. La vie s&apos;agite autour et je me demande comment je pourrais me donner l&apos;air de me sentir concern&#xe9;e par la mienne. Alors j&apos;essaie d&apos;&#xea;tre moins en l&apos;air, moins ailleurs. J&apos;&#xe9;coute attentivement, je me dis que ce sont des conversations importantes, je r&#xe9;ponds avec s&#xe9;rieux, je re&#xe7;ois des gens pour visiter l&apos;appartement. Je me tiens adoss&#xe9;e au buffet pendant qu&apos;ils regardent les pi&#xe8;ces, je ne sais pas quoi faire alors je plie des feuilles entre mes mains. Puis je les d&#xe9;plie et je recommence. Jusqu&apos;&#xe0; leur souhaiter une bonne soir&#xe9;e avec un sourire. Je me demande si la fa&#xe7;on pauvrement sinc&#xe8;re avec laquelle je m&apos;en fous. Est visible. Je souris pour m&apos;excuser des courants d&apos;air dans mes yeux. Les jours n&apos;ont aucune valeur et se succ&#xe8;dent, tout comme mes gestes qui les remplissent.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&amp;nbsp; Ce soir-l&#xe0;, il &#xe9;tait rentr&#xe9;, abattu. Je me suis allong&#xe9;e &#xe0; c&#xf4;t&#xe9; de lui et je l&apos;ai rassur&#xe9;. Je lui ai dit que &#xe7;a allait bien se passer, que tout ceci finirait par se d&#xe9;nouer. J&apos;ai joue l&apos;assurance, j&apos;ai raval&#xe9; les craintes qui montent dans ma gorge pour lui sourire. Mais c&apos;est toujours moi que je n&apos;ai pas r&#xe9;ussi &#xe0; convaincre.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 01 Aug 2009 11:25:00 GMT</pubDate></item><item><title>Et les yeux m&#xe9;talliques</title><dc:creator>absolution</dc:creator><link>http://gouttiere.canalblog.com/archives/2009/07/23/14496847.html</link><comments>http://gouttiere.canalblog.com/archives/2009/07/23/14496847.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://gouttiere.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14496847/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://gouttiere.canalblog.com/archives/2009/07/23/14496847.html</guid><description>&lt;p&gt;&amp;nbsp; Les &#xe9;ch&#xe9;ances se dressent sur le bitume des trottoirs lourds de chaleur, font gondoler l&apos;asphalte et s&apos;immiscent dans mon ventre qui se creuse. Comme s&apos;il n&apos;y avait eu aucune pause, supposant l&apos;inanit&#xe9; de ces derniers jours vides. Mes cahiers sont empil&#xe9;s, rang&#xe9;s. Oubli&#xe9;s. Certaines v&#xe9;rit&#xe9;s m&apos;&#xe9;clatent au visage et je me sens d&#xe9;munie face au g&#xe2;chis que je tiens entre mes doigts. C&apos;est liquide le g&#xe2;chis, &#xe7;a n&apos;a aucune substance, &#xe7;a coule, &#xe7;a file comme de l&apos;eau claire autour des phalanges, &#xe7;a a le go&#xfb;t &#xe9;dulcor&#xe9; des regrets. Les choix pris pour de mauvaises raisons hier sont forc&#xe9;ment &#xe0; payer aujourd&apos;hui. Lorsque les paupi&#xe8;res se font un peu moins aveugles, lorsqu&apos;on accepte d&apos;entrouvrir un oeil, de dig&#xe9;rer certaines choses jusque l&#xe0; coinc&#xe9;es dans la gorge. M&apos;engager dans une voie qui ne sert pas mes aptitudes, pour me malmener, encore un peu, toujours cette logique d&apos;expiation permanente, pour m&apos;obliger &#xe0; me forcer, surtout que ce ne soit pas facile. Au contraire, que ce soit rude, p&#xe9;nible, douloureux. Opter une orientation dans laquelle je ne m&apos;&#xe9;panouirais pas. Au fil des mois, les pi&#xe8;ces du puzzle trouvent leur place, le regard change et je me retrouve avec des cours entre les mains, des cours qui me donnent envie de disparaitre tant ils ne m&apos;int&#xe9;ressent pas, tant je n&apos;y arrive pas. Avoir voulu s&apos;en faire baver et le payer aujourd&apos;hui, s&apos;&#xea;tre contrainte &#xe0; l&apos;aust&#xe9;rit&#xe9; et &#xe0; la rigueur, s&apos;&#xea;tre emball&#xe9;e dans un corset comme un otage, de soi. Songer aux sentiers que j&apos;aurais choisis si d&apos;autres raisons, plus saines, m&apos;avaient anim&#xe9;e. Je finis ma tasse de caf&#xe9; et les livres s&apos;entassent en piles incertaines sur les &#xe9;tag&#xe8;res. La r&#xe9;ponse n&apos;est pas tr&#xe8;s compliqu&#xe9;e, elle a toujours &#xe9;t&#xe9; sous mon nez et, toujours, je d&#xe9;tournais les yeux. Pas assez glorieux comme projet. L&apos;id&#xe9;al c&apos;est de se hisser en haut par l&apos;effort, les bras distordus ; tendus &#xe0; s&apos;en rompre les veines. Ca, c&apos;est noble. Ca, c&apos;est un comportement m&#xe9;ritant. Ca, c&apos;est une attitude qui t&apos;apportera l&apos;absolution. Apr&#xe8;s une ann&#xe9;e dans ce carcan, je peux dire que non, &#xe7;a ne l&apos;est pas. Il reste juste de l&apos;amertume et de la frustration, un parfum de regrets l&#xe9;g&#xe8;rement acerbes qui pourrit dans la bouche. &lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 23 Jul 2009 16:52:00 GMT</pubDate></item><item><title>Back to the origins</title><dc:creator>absolution</dc:creator><link>http://gouttiere.canalblog.com/archives/2009/06/30/14249682.html</link><comments>http://gouttiere.canalblog.com/archives/2009/06/30/14249682.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://gouttiere.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14249682/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://gouttiere.canalblog.com/archives/2009/06/30/14249682.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp; Il y a quelques jours j&apos;ai voulu reprendre le stylo, d&#xe9;laiss&#xe9; pour cause de travail intrusif ; &#xe9;crire &#xe0; nouveau. Mais rien ne s&apos;&#xe9;coulait de mes doigts, il n&apos;y avait plus rien, simplement, plus rien. Les phrases &#xe9;taient laides et communes, il n&apos;y avait pas. D&apos;harmonie, de joliesse. Il n&apos;y avait pas d&apos;&#xe9;toiles, de paillettes, de. Lumi&#xe8;re, derri&#xe8;re les lettres, enrob&#xe9;e sous les phrases. J&apos;ai fouill&#xe9; dans ma t&#xea;te, cherch&#xe9;, furet&#xe9;, essayant de comprendre. J&apos;ai fini par trouver.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; Quand on se sent, bien, Evidemment le reste, le mal, le noir sont plus p&#xe9;nibles &#xe0; &#xe9;crire. Les mains rechignent ; les ongles refusent de gratter, de d&#xe9;couvrir les plaies &#xe0; nouveau, se refermant dans la paume pour inciter &#xe0; profiter de la tr&#xea;ve. J&apos;ai song&#xe9; me malmener un peu, juste pour que tout me revienne, les go&#xfb;ts amers et la sensation du vide. Mais il n&apos;y en a pas eu besoin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp; J&apos;avais oubli&#xe9;. Que ces choses-l&#xe0;. Ne s&apos;oublient pas. &lt;/p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 30 Jun 2009 06:55:29 GMT</pubDate></item><item><title></title><dc:creator>absolution</dc:creator><link>http://gouttiere.canalblog.com/archives/2009/06/09/14021431.html</link><comments>http://gouttiere.canalblog.com/archives/2009/06/09/14021431.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://gouttiere.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14021431/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://gouttiere.canalblog.com/archives/2009/06/09/14021431.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Ca veut dire quoi quand t&apos;&#xe9;cris &amp;quot;parfois je me sens glisser, vaciller fortement, &#xe0; l&apos;int&#xe9;rieur de moi&amp;quot; ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ca veut r&#xe9;ellement dire &#xe7;a. Ca signifie que, parfois, je me sens comme me dissoudre et glisser derri&#xe8;re mon ventre et je sens presque mes ongles s&apos;agripper &#xe0; l&apos;envers de mes c&#xf4;tes et de mes poumons pour retenir ma chute. Je suis pench&#xe9;e au-dessus de ma feuille et l&apos;eau dans mes yeux brouillent ma vue, comme les mille projets qui me tournent autour brouillent mon sommeil. C&apos;est la derni&#xe8;re ligne droite, la semaine prochaine, the end, je sais mais. C&apos;est comme courir, la vitesse en moins. Courir en marchant, harass&#xe9;e et les genoux qui frottent contre les trottoirs. J&apos;ai les mains pleines de r&#xe9;visions mais je n&apos;ai plus de place en moi pour tout &#xe7;a, alors je l&apos;embrasse, les feuilles tombent sur le parquet et nous faisons l&apos;amour sur le canap&#xe9;. Et encore, et encore et, je parviens enfin &#xe0; m&apos;endormir. Ma t&#xea;te manque de livres et de mots, les nombres me sortent par les yeux. Ils disent &lt;em&gt;Tout le monde ne passera pas l&apos;ann&#xe9;e prochaine&lt;/em&gt;, et je pr&#xe9;f&#xe8;re fermer les yeux. Quand je sens que &#xe7;a obstrue ma gorge, que c&apos;est tellement gros que &#xe7;a va m&apos;&#xe9;touffer et que je ne vais pas savoir quoi en faire, je ferme les yeux et renverse la t&#xea;te en arri&#xe8;re. Je jette tout par les fen&#xea;tres m&#xea;me si &#xe7;a reste accroch&#xe9; &#xe0; mes chevilles, finalement. Je me d&#xe9;barrasse de tout, je hoche la t&#xea;te, je dis Oui, je raisonne mon rythme cardiaque. Si je rouvre les yeux, si je balaie le d&#xe9;cor des yeux, si je prends en compte chaque &#xe9;l&#xe9;ment, je vais &#xea;tre paralys&#xe9;e. Alors je ne fais strictement rien, sinon vivre, sinon transpirer &#xe0; travers les jours, d&apos;un peu de moi contre la couette, contre la fadeur de certaines journ&#xe9;es. J&apos;acquiesce &#xe0; la formulation de certains projets, un toit commun, des choses comme &#xe7;a, mais je garde les yeux ferm&#xe9;s. Je dis oui et j&apos;enferme le coffre &#xe0; double tour. Je dis oui et je me suture les l&#xe8;vres et me casse les poignets. Pourtant, je le sens bien, derri&#xe8;re mon coeur, sous la colonne vert&#xe9;brale, l&apos;appr&#xe9;hension immense et les multiples questions qui sourdent et battent et tr&#xe9;buchent &#xe0; mes tempes. Et quand &#xe7;a emprisonne ma moelle &#xe9;pini&#xe8;re, je fais l&apos;amour. Je fais l&apos;amour et je m&apos;applique &#xe0; pulv&#xe9;riser chacune des billes noires de tension qui roulent dans ma t&#xea;te. Mais, le froid et la fatigue, semblent &#xea;tre des &#xe9;l&#xe9;ments, pourtant indissociables, de ma peau. Coll&#xe9;s &#xe0; mes os et cousus &#xe0; mes paupi&#xe8;res, et je vis pourtant. &lt;br /&gt;&amp;nbsp; Il y a quelques ann&#xe9;es, j&apos;&#xe9;tais persuad&#xe9;e d&apos;&#xea;tre forte. Et j&apos;avais tord , je confondais la force avec la duret&#xe9;. Je me voulais imbrisable et chaque parcelle de mon corps &#xe9;tait d&apos;acier tant je coulais l&apos;intransigeance et la s&#xe9;cheresse des d&#xe9;serts, comme du plomb dans mes veines. Et je me croyais forte, j&apos;avais les pupilles comme deux pierres noires et lisses. Aujourd&apos;hui, je ne me crois plus forte, mais j&apos;essaie de l&apos;&#xea;tre. Sans tremper mes bras dans l&apos;acier, en serrant moins les dents. C&apos;est peut-&#xea;tre plus fragile, moins facile car moins radical mais. J&apos;essaie d&apos;&#xea;tre forte en me retenant lorsque, parfois je me sens glisser, vaciller fortement, &#xe0; l&apos;int&#xe9;rieur de moi. Ca me co&#xfb;te et je sens que mes mains puisent dans une r&#xe9;serve cach&#xe9;e dans mon ventre mais je me tiens, debout, avec un air de v&#xe9;rit&#xe9; entre les dents. Je me tiens. &lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 09 Jun 2009 16:44:07 GMT</pubDate></item><item><title></title><dc:creator>absolution</dc:creator><link>http://gouttiere.canalblog.com/archives/2009/05/18/13776657.html</link><comments>http://gouttiere.canalblog.com/archives/2009/05/18/13776657.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://gouttiere.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/13776657/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://gouttiere.canalblog.com/archives/2009/05/18/13776657.html</guid><description>&lt;p&gt; Comme une s&#xe9;rie de pointill&#xe9;s qui se suivent. Et se brouillent derri&#xe8;re les yeux &#xe0; demi-clos. La fatigue et le vent qui fait voleter la jupe et la rabat sur les cuisses, la biblioth&#xe8;que et les &#xe9;couteurs dans les oreilles. Je tire sur mes yeux pour lire le tableau et je prends rendez-vous parce que je vois flou quand mes lunettes restent pos&#xe9;es sur la table du salon. Je glisse des affaires dans un grand sac, des affaires que je d&#xe9;pose sur ma partie de l&apos;&#xe9;tag&#xe8;re. J&apos;&#xe9;coute de la musique d&lt;a href=&quot;http://www.deezer.com/fr#music/album/292009&quot;&gt;&apos;ailleurs&lt;/a&gt;, je peste et r&#xe2;le et la fatigue en noir contre mes tempes. Dans la nuit, je lui raconte un peu, je lui explique &#xe0; quel point mon avant n&apos;avait rien &#xe0; voir avec &lt;em&gt;maintenant&lt;/em&gt;. J&apos;enfile mes vieilles chaussures rouges et je crois que j&apos;aime vraiment quand le vent s&apos;enroule autour de mes cuisses, je m&#xe9;lange des fruits et je me love dans le canap&#xe9;. Je fais couler des grandes tasses de caf&#xe9; et il reste du cake au citron sur la table. J&apos;ai deux jeux de clefs dans la poche de ma veste, et il y en a un dont je me sers beaucoup plus. Ca se m&#xe9;lange parfois, &#xe7;a s&apos;entrem&#xea;le et ma visibilit&#xe9; est nulle mais, un pas apr&#xe8;s l&apos;autre, et les jours passent, l&apos;un apr&#xe8;s l&apos;autre.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 18 May 2009 17:31:27 GMT</pubDate></item></channel></rss>