29 décembre 2008
je voulais écrire quelque chose et puis, je suis tombée dans une sorte de coma émotionnel.
ça m'arrive parfois
quand ça déborde trop, quand je me sens vraiment trop démunie, quand ça se déchire.
je me débranche, boum!
comme ça
plus rien.
alors je reviendrais plus tard parce que je ne veux pas troubler ce silence blanc.
Il faut profiter de ces moments en suspension
pour se raccrocher au bord.
et je reviendrais plus tard
parce que non,
ils ne durent pas.

DALE COOPER
Je me suis permise de la prendre ici.
Pour moi ce mec est un artiste.
28 décembre 2008
Je ne sais même pas si ce que je fais me plaît.
Je pense que mes études me plaisent et puis parfois, j'oublie.
Ou, ces études ne me plaisent pas, mais le plus souvent, je fais semblant.
Ceci aussi est très déstabilisant.
26 décembre 2008
The first key ?
Parfois, je hais fondamentalement ce que je suis. Je me déçois. Je me déçois moi-même. Il me semble que c'est pire que de décevoir les autres, car quand on croit en soi et que l'on s'accroche à cette conviction, la déception qu'on cause et qu'on lit dans les yeux de l'autre ne nous brise pas. Mais se décevoir soi-même. C'est ce qui mène à la haine et au mépris de soi. C'est ça qui détruit la moindre parcelle d'estime que l'on pouvait avoir pour sa personne. J'écrivais il y a quelques semaines "l'estime que je peux avoir de moi se déchire. Complètement." Je suis incapable d'expliquer ce processus. Je pense qu'il a toujours été plus ou moins en marche mais avant, je mentais. Je me mentais, je jouais à être une autre. C'est quand je me suis retrouvée face à moi que ça a commencé. Et depuis, ça ne s'arrête plus. Mon "style" vestimentaire est devenu un sujet de plaisanterie avec A. Mais l'autre fois, nous parlions sérieusement. Elle me disait que l'habillement était important. Tout d'abord pour l'image que cela donne de soi mais je l'ai coupée en lui disant que ce n'était pas un argument qui me touchait. Alors elle a ajouté "Même. Pour soi. Tu es contente quand tu es bien habillée." Je ne sais plus ce que j'ai répondu. Nous ne parlions pas de vêtements griffés ou de tenues splendides. C'était plutôt en contraste avec ma façon de m'habiller. Elle voulait dire des jeans "normaux", qui n'ont pas été raccourcis à coups de ciseaux ou qui ne sont pas trop grands. Elle parlait de pulls à ma taille et non empruntés à mon père.
Il y a deux points à distinguer dans tout ça.
Tout d'abord, le fait que mes tenues sont un choix. Je suis à l'aise dans mes vêtements et c'est ce qui m'importe. Je ne cherche pas à être jolie. Et c'est précisément ce qui amène le second point. Car je ne cherche pas à être jolie mais je sais qu'une partie de moi me le refuse et ne m'autorise même pas à en formuler le souhait. Comme si, non seulement, je ne devais pas être jolie mais comme si, en plus, je ne devais pas chercher à être jolie. Je n'en ai pas le droit. Alors je me noie dans des tenues informes. Je me mets moi-même hors-jeu car je n'ai aucune légitimité à me mettre en valeur. Bien sûr, il m'est déjà arrivé de faire des efforts mais j'ai l'impression que ce n'est pas moi. Et dans le pire des cas, j'ai envie de disparaître car j'ai terriblement honte d'avoir dérogé à la règle tacite, d'avoir orienté mon comportement dans le but avoué d'être jolie. Et de plaire, indirectement. Ce serait d'ailleurs un point intéressant à développer. Au final, serait-ce une interdiction de plaire que je m'impose ?
...Bref, mes deux points m'occupent assez pour l'instant.
Comme je le disais, dans le pire des cas, la honte me monte à la tête et je me sens terriblement ridicule. Ridicule d'avoir essayé d'être jolie. Ridicule car, évidemment, c'est totalement raté. Et c'est un cercle vicieux.
Je pense que j'ai un souci de développement personnel, un petit souci dans l'acceptation de moi.
Je ne dois pas m'assumer totalement.
(ah ah)
Ceci étant, ce n'est pas une blague. Je n'ai vraiment aucune estime pour moi, c'est assez déstabilisant. Déstabilisant, pas gênant. Déstabilisant dans le sens où quand je la cherche, quand je cherche un socle sur lequel m'appuyer, celui de la foi en soi. Nous en avons tous un, aussi mince soit-il. Et bien, je ne trouve rien. Alors qu'il devrait y avoir quelque chose, je le sais. Ce n'est pas plein de haine ou de rage (non, ça, ça vient par bouffées ponctuelles) ou de, quoi que ce soit. C'est juste vide, complètement vide. Je n'ai rien sur quoi m'appuyer, j'ai les mains vides. Il y a moi, juste moi, dans un désert. Et c'est très, très déstabilisant.
C'est pour ça que je ne me sens pas stable.
21 décembre 2008
"Rather than love, than money, than fame, give me truth". Thoreau.
Je ne me souviens pas avoir déjà suspendu mon écriture pendant plus de deux semaines. Je n'ai pas trouvé le temps. Il y avait toujours plus urgent à faire, plus urgent à penser. La tête encombrée, tes doigts s'emmêlent quand tu voudrais. Alors, tu reportes. Tu te dis, quand j'aurais le temps, quand le rythme sera plus calme. Il a fallu attendre les vacances. Et je me sens presque timide de noter à nouveau quelques mots. Beaucoup de choses mais rien de véritablement intéressant à noter. Mes études me plaisent. C'est dur et je vais devoir travailler chaque jour de ces vacances mais, oui, ça me plait. Le rythme serre parfois les tempes, fort, appuie sur le cœur, souvent, étouffe mais, c'est le jeu. Mes notes prouvent que ma présence dans cette filière n'est pas déplacée. Maintenant, je vais pouvoir aller de l'avant. L'autre jour, nous parlions du futur. C'est assez terrifiant de se dire que tout se joue aujourd'hui. C'est maintenant qu'il faut travailler pour avoir un bon dossier et décrocher une bonne école ou un bon magistère, peu importe. Maintenant. Mes cheveux poussent au fil des mois. Le reflet se transforme. Je suis différente, et je le sais. Je crois que certaines choses ont cessé de balloter et se sont fixées. Obligées, de toute façon. Il y a eu beaucoup de morts. Je suis retournée à Rennes, me suis déchirée la tête et depuis, je ne fume plus. Il faut toujours que j'aille jusqu'au bout, que je teste jusqu'au degré maximal pour ensuite accepter et faire demi-tour. Je me retrouve quelques années en arrière quand j'étais persuadée que l'absolution viendrait par l'esprit. C'est une conviction qui ne m'a pas quittée. J'essaie de limiter mon cœur et d'ouvrir ma tête. J'essaie de faire primer la réflexion sur l'assaut fatiguant et déstabilisant des émotions. Non, ce n'est pas une mauvaise chose. J'approfondis énormément le sujet des personnes surdouées. Je comprends beaucoup de choses. Certains nœuds se défont, il me semble. Même si, quand je suis seule, quand mon cerveau choisit de caracoler, il m'arrive de serrer à pleines mains le rebord du bureau pour ne pas décrocher.
Reprise
last cigarette / Il y a une semaine.
last
alcoholic drink / Oh, ça remonte à deux semaines. Quoique, non. C'était vendredi soir dernier. Nous étions sept autour de la table et quelqu'un a ouvert une bouteille de vin rouge.
last
kiss / Il y a deux semaines. Le garçon de Rennes, quand j'y suis retournée.
last
good cry / Je ne sais plus. Quelques jours.
last book bought /
Kafka Cola. Fort sympathique. A prendre au millième degré.
last
book read / Tokyo. Que j'ai trouvé vraiment, vraiment bien. Une très bonne surprise.
last movie seen
/ "Burn after reading" vendredi. Pour fêter les vacances. Ca faisait tellement longtemps que je n'avais pas été au cinéma. Particulier comme film d'ailleurs.
"- J'adore la coiffure à Brad Pitt ! *rires*
- Ouais, c'est sûr, elle est ... awesome."
last beverage drank
/ Un thé à l'orange.
last
food consumed / Petit déjeuner.
last phone
call / A.
last
tv show watched / Grey's A. Je rattrappe mon retard.
last
shoes worn / Des Kickers ! Je suis Jubilation.
last
song played / L'album de Satriani "Crystal Planet". Et aussi, parce qu'elle est chouette, la playlist d'hiver de Sshizo.
last thing bought
/ Un haut pour ma soeur, pour Noel. Avec le signe Peace&Love piqué sur le devant. Parce que son côté hippie m'exaspère.
last
download / Forgetting Sara Marshall
last
soda drank / Coca.
last
thing written / Coca.
last
words spoken / "Viens voiiiiiiiir"
last ice cream eaten
/ Oulà. Ah si, avec A. vers trois heures du matin, il y a une semaine ou deux. Le moment idéal.
last webpage visited / Parce que je veux aller voir l'installation sons et lumières. (la colonne à gauche)
last crush / "Le voyage dans le passé" de S. Zweig. Et Collie Buddz. Ca me fait penser au soleil et aux spliffs ; ça me fait sourire.
Oh et puis, j'ai mis ma wishlist à jour. Après tout, c'est bientôt Noël.